Dix jours de compétition, des milliers d'athlètes de toutes ceintures et de tous âges confondus : le championnat national brésilien reste, par le nombre de participants, le plus grand rassemblement de Jiu-Jitsu au monde.
Le Brasileiro n'a pas la même portée symbolique que le Mondial IBJJF, réservé à l'élite internationale : c'est avant tout la compétition nationale brésilienne, ouverte à un spectre bien plus large de pratiquants, des catégories enfants jusqu'aux masters les plus âgés, en passant par toutes les ceintures.
Cette largeur de spectre explique en grande partie l'ampleur du rendez-vous : près de 8000 athlètes se sont succédé sur les tatamis de Barueri en l'espace de dix jours. Un volume qui donne une idée assez juste de la profondeur de la base de pratiquants dans le pays d'origine du Jiu-Jitsu Brésilien.
Pour les clubs européens, ce genre de chiffre reste difficile à se représenter : la scène française, encore jeune en comparaison, ne réunit pas ce volume sur un seul événement. Mais elle progresse, et les circuits comme celui de la CFJJB ou le nouvel Open Jiu-Jitsu Brésilien s'en inspirent clairement dans leur logique d'ouverture à tous les niveaux.
On rêve, à notre échelle, de voir un jour cet engouement se refléter sur les tatamis français — c'est aussi pour cela qu'on encourage nos jeunes à monter sur les compétitions CFJJB locales dès que l'occasion se présente.